   
> Archives 2/09/2002 - Réponse aux Contribuables associés
Monsieur,
Vous m'avez récemment écrit à propos de la baisse des impôts et des dépenses publiques et votre carte-lettre a retenu toute mon attention.
La baisse de la pression fiscale constitue l'une des premières priorités du gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN. En la matière, il convient de rappeler la situation financière désastreuse laissée par le précédent gouvernement. Le récent audit des finances publiques permet aux Français de juger le bilan socialiste en connaissance de cause. Après quatre années de croissance, le déficit du budget de l'Etat atteint 40 Milliards d'Euros, alors que de nombreux partenaires européens ont retrouvé l'équilibre de leurs finances publiques.
Malgré cette situation difficile, le gouvernement RAFFARIN et les députés de l'Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) ont tenu les engagements pris par le Président de la République. Parce que nous savons que la pression fiscale devient insupportable pour un grand nombre de nos concitoyens, nous avons voté une baisse de l'impôt sur le revenu de 5 %, dès la première loi de finances rectificative.
Nous savons également qu'il ne peut y avoir de baisse durable de la pression fiscale sans une véritable réduction des dépenses publiques dans le cadre de la Réforme de l'Etat que nous entendons mettre en oeuvre. Là encore, le Premier ministre a clairement indiqué, lors de son discours de politique générale, que tous les postes de la fonction publique dont les titulaires partent en retraite ne seraient pas systématiquement maintenus.
De même, dans cette optique, les députés UMP ont engagé une réflexion sur le maintien de certaines structures administratives. A titre d'exemple, la nouvelle majorité a commencé par diminuer de 800 000 Euros les frais de fonctionnement du Conseil de la Politique Monétaire de la Banque de France dans le cadre de la loi de finances rectificative votée le 1er août.
Par ailleurs, l'Assemblée et le Sénat ont voté un article tendant à produire des données budgétaires précises relatives aux instances consultatives et délibératives, afin d'en évaluer les méthodes de fonctionnement, le coût et l'efficacité. Dès lors, le Parlement sera mieux informé de l'activité de ces organismes et sera en mesure d'effectuer un contrôle budgétaire plus rigoureux pour dégager des économies substantielles.
Voilà les quelques éléments de réponse que je tenais dès maintenant à vous apporter.
Vous pouvez être assurée que je continuerai de me faire l'avocat convaincu, et je l'espère convaincant, de la baisse des dépenses de l'Etat pour réduire les impôts que nous payons et assainir les finances de notre pays.
Restant à votre disposition pour restaurer un contrôle démocratique de la dépense publique, je vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Didier QUENTIN
     
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