   
> Mes Interventions Augmentation de l'obésité infantile
Vous avez bien voulu appeler mon attention sur l'impact de certaines publicités sur les comportements alimentaires des enfants, et en particulier sur l'augmentation de l'obésité infantile qui en résulte et je vous en remercie.
Comme vous le soulignez, ce fléau sanitaire est devenu un enjeu de santé publique majeur dans la plupart des pays industrialisés. La France n'est malheureusement pas épargnée par ce phénomène : près d'un enfant sur six est obèse aujourd'hui, soit trois à quatre fois plus que dans les années 70. Or, l'on sait que l'obésité persiste à l'âge adulte chez 80 % des enfants atteints de plus de 10 ans et qu'elle augmente notamment le risque de maladies cardio-vasculaires.
Devant cette situation préoccupante, les pouvoirs publics ont lancé, en septembre 2006, le deuxième Programme national nutrition santé (PNNS) pour la période 2006-2010. Celui-ci s'est fixé pour objectif de diminuer de 20 % la prévalence au surpoids et à l'obésité chez les adultes, d'interrompre la croissance de cette prévalence chez les enfants et de réduire de 25 % le nombre de « petits consommateurs » de fruits et légumes. Cette politique bénéficie en 2007 de 30 millions d'euros.
La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a marqué une avancée importante, en rendant obligatoires les messages sanitaires sur les publicités pour certains produits alimentaires. Cette disposition, dont les modalités d'application ont été précisées par le décret n° 2007-263 et l'arrêté du 27 février 2007, concernent tous les supports publicitaires et promotionnels qu'il s'agisse de la télévision, de la radio, du cinéma, d'Internet, de l'affichage ou de documents imprimés.
Afin de renforcer l'efficacité de ce dispositif, les chaînes de télévision se sont, en outre, engagées à inclure les messages sanitaires, sous forme orale, dans les « jingles » qui annoncent ou suivent les plages de publicité aux heures d'écoute privilégiées des enfants. Cet engagement est aujourd'hui largement mis en oeuvre. Il donne l'assurance que les messages sanitaires sont non seulement lus, mais également entendus par les enfants de tout âge.
Il importe que ce nouveau dispositif législatif, en vigueur depuis le 1er mars 2007, puisse faire l'objet d'une évaluation objective, afin de connaître la façon dont les messages sont reçus par les enfants et les adultes. C'est le sens de l'étude que l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) va lancer dans les prochaines semaines. Les résultats en sont attendus avant la fin de l'année. Sur la base de cette évaluation, une éventuelle évolution de la législation ou du libellé des messages pourra être envisagée.
En tout état de cause, la lutte contre l'obésité infantile doit s'inscrire dans une démarche globale de prévention et d'éducation, telle que promue par le deuxième Programme national nutrition santé (PNNS). Dans ce cadre, plusieurs actions importantes sont engagées : des campagnes de communication de l'INPES pour un budget de 4,5 millions d'euros en 2007, l'implication croissante des collectivités territoriales dans la dynamique nationale, notamment à travers des chartes spécifiques, les engagements des industriels sur la composition de leurs produits ou encore un référentiel nutritionnel en matière de restauration scolaire.
Le colloque, qui se tiendra le 12 décembre prochain, doit permettre de faire un point précis et objectif sur la mise en oeuvre du PNNS. Seront en effet dévoilés, à cette occasion, les résultats des études nationales réalisées en 2006 et 2007 sur les indicateurs du PNNS, et d'abord en matière de surpoids et d'obésité.
Vous pouvez compter sur ma vigilance, ainsi que sur celle de mes collègues du Groupe UMP, pour continuer à suivre ce dossier sensible qui suppose la mobilisation de l'ensemble des acteurs concernés : Etat et collectivités locales, professionnels de santé, acteurs économiques, monde éducatif, mais aussi les parents dont le rôle reste essentiel.
     
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