   
> Action Gouvernement Circulaire sur l'accompagnement éducatif dans les établissements de l'éducation prioritaire
1. La situation des « orphelins de 16h » porte une grave atteinte à l'égalité des chances
Aujourd'hui, une majorité de parents exercent un emploi qui ne leur permet pas d'être présents pour leurs enfants à la sortie des cours, à 16h ou 17h. Mais alors que les familles les plus aisées peuvent se permettre de recourir aux services de professeurs particuliers ou de répétiteurs pour surveiller les devoirs, certains enfants n'ont pas la chance d'en bénéficier. Cet état de fait creuse les inégalités entre les élèves de manière inacceptable.
Pour y remédier, des dispositifs ingénieux et efficaces, mis en place par les collectivités ou certaines associations, existent déjà ici et là. Il ne s'agit donc pas de supprimer ces initiatives mais au contraire de les multiplier et d'améliorer leur cohérence et leur lisibilité. Ainsi, les partenariats entre les associations, les collectivités locales et les établissements scolaires doivent être encouragés.
2. La mise en place d'un dispositif d'accueil ambitieux dès la rentrée 2007
Dès septembre 2007, l'ensemble des 900 collèges de l'éducation prioritaire proposeront à leurs élèves, 4 soirs par semaine, une aide aux devoirs sous la forme d'études dirigées ou surveillées ainsi que des activités sportives, culturelles et artistiques. Les collégiens dont les familles le souhaitent pourront ainsi poursuivre leur apprentissage après la fin des cours et jusqu'à 18h.
Ces activités seront encadrées par des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires défiscalisées, comme le prévoit le nouveau paquet fiscal, par des assistants d'éducation, ainsi que par des acteurs associatifs ou locaux.
3. A terme, une généralisation à tous les établissements scolaires de ce dispositif
Les mesures concerneront 540 000 élèves à la rentrée 2007, soit 20% des collégiens. Dès 2008, elles ont vocation à être étendues à l'ensemble des collèges, puis aux écoles primaires et aux lycées d'ici la rentrée 2011.
Le dispositif doit ainsi permettre de concilier la vie professionnelle des parents avec les nécessités de l'apprentissage scolaire et d'assurer une véritable égalité des chances.
     
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