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> Archives Interview de Didier QUENTIN, Député sortant
1 - Pourquoi vous représentez-vous ?
DQ : La mission de député est passionnante : être le porte-parole d'une population et d'un territoire, mais aussi, dans la fidélité à ses convictions, faire prévaloir l'intérêt général au service de la France. C'est une tâche très exigeante : la semaine de travail est souvent de plus de deux fois 35 heures ! Durant les 5 années passées, j'ai eu à coeur d'assumer les responsabilités qui m'ont été données par le suffrage universel et de mériter la confiance qui m'a été accordée. Par une présence assidue à l'Assemblée nationale, j'ai participé activement aux grands débats qui ont marqué cette législature et à l'élaboration de plusieurs textes de loi. J'ai posé au gouvernement de très nombreuses questions orales et écrites, et tout particulièrement sur des sujets concernant directement notre circonscription. Sur le terrain, j'ai veillé à être un élu proche, disponible et à l'écoute. Des milliers d'interventions ont été faites et des dizaines de milliers de lettres envoyées. Certes, on ne peut jamais obtenir satisfaction à 100%, et quelques courriers n'ont peut-être pas reçu les réponses attendues... Néanmoins, je me suis efforcé de traiter les dossiers en conscience, dans le souci du bien commun et conformément à mes engagements, ainsi que dans le respect de chacun. J'étais jusqu'alors dans l'opposition parlementaire. J'espère maintenant continuer dans la majorité, ce qui donne des possibilités d'action supplémentaires. Je me représente comme candidat unique de l'Union pour la Majorité Présidentielle de Jacques CHIRAC. J'espère ainsi être en accord avec celles et ceux qui disent depuis des années aux élus : " entendez-vous, unissez-vous, écoutez-nous et agissez".
La dimension nationale - et je dirai même historique - de la prochaine élection législative est évidente : notre démocratie et notre pays vivent un moment très grave. Si les électrices et les électeurs me font de nouveau confiance, j'entends soutenir de toutes mes forces les réformes courageuses que le Président CHIRAC s'est engagé à conduire dans les meilleurs délais. A cet égard, IL EST INDISPENSABLE, D'EVITER UNE NOUVELLE COHABITATION. Elle serait fatale à la 5ème République et déboucherait sur une impuissance et une confusion très préjudiciables à notre pays.
2 - Quelles leçons tirez-vous de l'élection présidentielle ?
DQ : Les Français ont eu, au second tour, un magnifique sursaut républicain, et ils ont su se rassembler sur l'essentiel. Mais il ne faut pas oublier les leçons du 1er tour. Nos compatriotes ont massivement sanctionné la politique du gouvernement JOSPIN et de la gauche plurielle qui a explosé. Ils ont aussi, par leur vote ou par leur abstention, exprimé un " ras le bol " et adressé un solennel avertissement aux responsables politiques. Il nous faut en tirer les leçons.
Jacques CHIRAC le fait en proposant aux Français des réponses concrètes et immédiates à leurs préoccupations et aspirations, avec des engagements précis et datés :
- rétablir la sécurité et l'ordre ;
- restaurer l'autorité de l'Etat ;
- réaffirmer les solidarités essentielles, en assurant l'avenir de nos retraites et de notre système de santé, en remettant le service public au service du public, en plaçant les familles au coeur de notre société ;
- revaloriser le travail et reconnaître l'effort ;
- offrir aux jeunes des vrais emplois et pas de l'assistance ;
- développer les libertés et les initiatives, en baissant les impôts et charges et en réduisant les réglementations, contraintes et paperasseries abusives ;
- donner un nouvel essor à la démocratie locale.
- redéfinir une ambitieuse politique d'aménagement du territoire et de défense de notre ruralité.
3 - Comment voyez-vous l'avenir de notre vie démocratique ?
DQ : Le résultat obtenu par Jacques CHIRAC nous oblige. Nous devons rassembler, écouter et agir. Il nous faut écouter avec humilité et lucidité les Français qui attendent désormais des actes. Ils veulent que leurs difficultés quotidiennes soient prises en compte et que l'action publique retrouve toute son efficacité. Nous devons aussi renouer avec les électeurs qui ont porté leurs voix sur les extrêmes, en prenant mieux en compte leurs aspirations et en leur expliquant notamment que l'Europe doit être une chance, et non une contrainte. En tant qu'élu de terrain, je suis sensible à l'exaspération croissante de nos compatriotes, devant le " harcèlement textuel ", l'accumulation de paperasseries souvent incompréhensibles et inutiles. L'empilement de lois et de règlements doit être stoppé. Nous devons légiférer autrement, car il y a aujourd'hui un véritable besoin de simplification et de liberté. Comme l'a dit si bien Jean-Pierre RAFFARIN aux agriculteurs " Votre avenir est plus dans le grand air que dans le formulaire... ".
4 - Comment jugez-vous les débuts du gouvernement RAFFARIN ?
DQ : En Poitou-Charentes, nous connaissons depuis longtemps les qualités humaines de Jean-Pierre RAFFARIN qui vient souvent en visite dans ma circonscription. Nous l'avons toujours trouvé à nos côtés dans les moments difficiles, notamment après la tempête de décembre 1999. Il est un défenseur infatigable et efficace de l'aménagement du territoire, de la ruralité et de notre équipement (lycées, liaisons routières et ferroviaires, ports, etc...).
Cet homme de terrain a, d'entrée de jeu, su incarner le genre de gouvernant qu'attendent les Français. Il a dit à ses ministres : " Pas d'arrogance. Vous êtes les serviteurs d'un Gouvernement de mission. Pas de communication sans action ! ".
Il a aussi énoncé la règle des trois tiers : " Un tiers d'écoute et de terrain, un tiers de travail législatif, un tiers d'initiatives urgentes ".
Je note avec satisfaction que 3 semaines après sa nomination, le Gouvernement Raffarin est déjà dans le temps de l'action :
INSECURITÉ, la lutte est engagée
IMPOTS, les promesses fiscales sont tenues
DIALOGUE SOCIAL, la concertation est ouverte.
Si les Françaises et les Français veulent que ces changements tant attendus continuent d'être mis en oeuvre, ils doivent VOTER UTILE dès le 1er tour, en se prononçant massivement pour les candidats de l'Union pour la Majorité Présidentielle (UMP)
     
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