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LE GOUVERNEMENT SE MOBILISE SUR LA MALADIE D'ALZHEIMER
Le Président de la République Nicolas SARKOZY a installé lundi 3 septembre la commission chargée d'élaborer un nouveau plan d'action sur la maladie d'Alzheimer, en présence du Premier ministre François FILLON et des Ministres concernés, Xavier BERTRAND, Roselyne BACHELOT, Valérie PECRESSE et Valérie LETARD.
Cette commission, présidée par le professeur Joël MENARD et composée de 10 membres, devra proposer ses premières orientations le 21 septembre, date de la journée mondiale pour la maladie d'Alzheimer et rendre son rapport le 1er novembre. L'objectif est une mise en oeuvre effective de ce plan le 1er janvier 2008.
1. La maladie d'Alzheimer constitue aujourd'hui la première cause de dépendance
Cette maladie, qui se caractérise par une détérioration durable et progressive des fonctions cognitives, touche aujourd'hui plus de 850.000 personnes. C'est désormais la première cause de dépendance des personnes âgées.
Chaque année, selon les estimations dont on dispose, ce sont environ 225.000 nouveaux cas qui sont enregistrés, engendrant beaucoup de souffrance et de détresse tant pour la personne qui est atteinte que pour son entourage. Tout le monde est concerné : un Français sur 4 a dans son entourage une personne atteinte. Demain ce sera une personne sur 3 du fait du vieillissement de la population. Le nombre de personnes concernées pourrait atteindre 1,3 million de personnes en 2020 et 2,1 millions en 2040.
Cette maladie soulève évidemment des enjeux considérables dans tous les domaines : médical (comment mieux détecter l'apparition de la maladie), recherche (quel traitement ?), médico-social (quelle prise en charge pour les malades ?), juridique, économique (comment financer les nouvelles dépenses liées à la dépendance ?).
Des progrès importants ont d'ores et déjà été accomplis avec les 2 plans de 2001 et 2004 : reconnaissance de la maladie d'Alzheimer comme affection longue durée (ALD) ; création des consultations mémoires et des centres mémoires de ressources et de recherche pour le diagnostic ; développement des unités Alzheimer dans les établissements d'hébergement ; augmentation du nombre d'accueils de jour pour assurer aux familles un répit et offrir aux malades un espace de resocialisation.
2. Le Président de la République a fait de la meilleure prise en charge de cette maladie un enjeu national
Un plan global d'action en préparation pour 2008
Le plan Alzheimer que la commission est chargée d'élaborer vise d'abord à fédérer et à optimiser les efforts de recherche pour favoriser la découverte en France d'un diagnostic validé et d'un traitement efficace de la maladie. La commission devra également proposer des mesures pour assurer un véritable suivi épidémiologique de la maladie.
Ce plan a également pour but d'améliorer la qualité de la prise en charge des malades et l'aide aux familles : chaque patient, chaque famille doit pouvoir trouver un mode de prise en charge adapté. La liberté de choix des malades et des familles doit être respectée, notamment le maintien à domicile quand il est possible. La commission sera notamment chargée de faire des propositions pour renforcer la continuité et l'équité territoriale dans la prise en charge des malades.
Afin de favoriser une concertation large, le Président de la République a demandé la création d'un forum sur internet pour « recueillir l'avis des professionnels et des Français ».
Un effort budgétaire important
La maladie d'Alzheimer concerne tous les Français et il est légitime que tous participent à l'effort financier nécessaire pour permettre à notre pays de rattraper son retard et de pouvoir répondre au défi que représente l'augmentation du nombre de malades.
Des moyens budgétaires nouveaux seront dégagés au travers de la mise en place de franchises médicales d'un montant modeste, quelques centimes d'euros, sur les boites de médicaments, sur les soins paramédicaux et sur le transport sanitaire. Leur montant sera plafonné à 50 euros par an et par personne. En outre, les titulaires de la CMU, de l'AME, les enfants et les femmes enceintes en seront exonérés.
Ces franchises qui devraient générer 850 millions d'euros, permettront d'investir dans la prévention, la recherche et une meilleure prise en charge de la maladie d'Alzheimer (ainsi que dans la lutte contre le cancer et le développement des soins palliatifs).
La création d'une 5ème branche de protection sociale pour la prise en charge de la dépendance
Le risque de la dépendance est un défi majeur pour l'avenir de notre pays du fait du vieillissement de la population. D'ici 2040, le nombre des personnes de plus de 85 ans sera multiplié par 2 (de 1.2 à 2.4 millions) et le nombre de personnes âgées dépendantes augmentera de 55%.
Une première étape a été franchie avec la création de la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), en partie alimentée par le produit de la journée de solidarité, et qui est chargée de financer des actions en faveur des personnes âgées (dont l'APA) et handicapées. Mais il faut aller plus loin et adapter notre système social à cette nouvelle donne : le Président de la République Nicolas SARKOZY, conformément à ses engagements pendant la campagne, a demandé que soit mise en place une 5ème branche de la protection sociale dès 2008, chargée de financer les actions en direction des personnes dépendantes.
     
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