   
> Mes Interventions Le Député Didier QUENTIN répond à l'Association de promotion des Gens du Voyage
Madame la Présidente,
Votre correspondance en date du 6 juillet 2007, à propos de la mention que j'avais faite dans ma profession de foi de l'accueil et du stationnement des gens du voyage, a retenu toute mon attention.
J'ai effectivement proposé de renforcer les dispositions actuelles de la loi, en donnant plus de pouvoir aux maires.
A titre personnel, je tiens d'abord à souligner que je n'ai aucun a priori à l'encontre de celles et ceux qui ont choisi ce mode de vie. J'ai d'ailleurs déjà cotisé à votre association et participé à des réunions auxquelles vous m'aviez convié.
En revanche, comme député, je dois me faire l'écho de l'exaspération croissante de nombreux élus et concitoyens devant des « invasions », des « envahissements » ou des « irruptions intempestives » de caravanes. Les mots peuvent varier, mais les réalités demeurent...
Parmi beaucoup d'autres, je peux vous citer l'exemple récent du stade municipal de Saint-Agnant, dans mon canton, qui a été récemment dévasté par une centaine de véhicules (pelouse détériorée, sanitaires saccagés, branchement électrique sauvage...). Plusieurs dizaines de milliers d'euros de réparation vont ainsi être à la charge des contribuables de cette commune...
Il me paraît donc souhaitable que des associations comme la vôtre puissent continuer à améliorer l'organisation de ces « grands passages » et la responsabilisation des gens du voyage, dans la concertation avec les élus locaux et les représentants de l'Etat.
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Je me garde, en effet, de faire le moindre amalgame. Il y a des gens du voyage qui se comportent bien ; mais il y en a d'autres qui se conduisent et « se garent » de manière totalement anarchique. Ils suscitent des réactions hostiles, brutales, et même parfois racistes et xénophobes. Ils deviennent ainsi des agents électoraux des partis extrémistes...
C'est pourquoi je me tiens à votre disposition pour dialoguer avec vous de cette lancinante question, sans prévention et sans passion, mais avec le souci de trouver des formules équilibrées, respectueuses de la dignité des uns et des autres, de leurs droits, mais aussi de leurs devoirs.
Enfin, pour ce qui concerne Royan et le pays royannais, je vous précise que je ne suis ni élu municipal, ni membre de la Communauté d'Agglomération. Je me permets donc de vous suggérer d'intervenir auprès des responsables de ces collectivités, pour que soient tenus les engagements de créer des aires d'accueil. Je suis naturellement tout prêt à seconder vos efforts et vos démarches auprès de ces élus.
En vous assurant de mon esprit de coopération et dans l'attente d'un prochain appel de votre part sur mon portable, je vous prie de bien vouloir agréer, chère Madame la Présidente, l'expression de ma considération distinguée.
     
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