   
> Action Gouvernement Le budget 2008 de l'Education nationale
Dans ce contexte, l'Education nationale, premier employeur de l'Etat en France avec près de 1,15 millions de fonctionnaires, se doit de participer à cet effort de maîtrise de l'emploi, à hauteur de la part qu'elle représente dans la fonction publique. 11 200 postes ne seront donc pas renouvelés sur les quelques 35 000 départs à la retraite prévus.
1. Le nombre de fonctionnaires n'est pas la pierre angulaire de la politique éducative
La décision de ne pas remplacer 11 200 fonctionnaires prend en compte 3 faits essentiels :
L'évolution démographique du système scolaire. Dans le secondaire (collège et lycée), il y aura 25 000 élèves en moins à la rentrée 2008 : il est donc logique que le nombre d'enseignants diminue. En revanche, dans le primaire où le nombre d'élève devrait augmenter en 2008, le ministère de l'Education nationale prévoit un millier d'enseignants en plus.
La possibilité d'optimiser la gestion du système éducatif. Aujourd'hui, certains professeurs de l'Education nationale sont sans élèves, faute de demande pour leur discipline. C'est par exemple le cas de 500 professeurs d'allemand ; certaines disciplines de l'enseignement professionnel rencontrent également cette difficulté. Parallèlement, la gestion des professeurs remplaçants doit elle aussi être améliorée. Dans ce contexte, des gains d'efficacité sont possibles.
La mise en place d'une nouvelle manière de travailler pour les enseignants. Ceux qui le souhaitent pourront désormais effectuer des heures supplémentaires à travers l'investissement dans de nouvelles missions, notamment du soutien scolaire personnalisé, et ainsi travailler plus pour gagner plus.
2. Le non-renouvellement des postes ne portera pas atteinte au bon fonctionnement de l'école en France
Les 11 200 postes concernés représentent moins de 1% des effectifs du ministère de l'Education nationale. Le passage de 100 à 99 sur un an ne saurait remettre en cause l'accomplissement de la mission de l'Education nationale.
Par ailleurs, si chaque emploi payé par l'Education nationale correspondait à un temps plein passé devant les élèves, il y aurait 35 000 enseignants supplémentaires dans les établissements, soit l'équivalent d'une académie. On récupérerait ainsi le triple du nombre de départs non remplacés.
Enfin, la France constitue le pays de l'Union européenne où les élèves ont le plus d'heures de cours obligatoires, sans que l'on observe une corrélation directe entre ce chiffre et leur intégration professionnelle ou leur réussite à l'Université. Comme l'a récemment indiqué le Président de la République, l'évolution du volume horaire des élèves français, notamment lycéens, peut donc constituer une piste de travail.
3. L'Education nationale fait partie des 3 priorités du budget 2008 et bénéficiera à ce titre de nouveaux moyens
Le projet présidentiel et la lettre de mission adressée par le Président de la République au ministre de l'Education nationale traduisent une ferme volonté de renouer avec une école de la réussite et de l'excellence. Dans ce but, de nouveaux moyens sont accordés à l'Education nationale sur ses chantiers prioritaires.
La mise en place de l'accompagnement éducatif pour les « orphelins de 16h » concernera tous les collèges de l'éducation prioritaire dès la rentrée 2007 et l'ensemble des collèges de France à la rentrée 2008. Cette mesure représente 140 millions d'euros qui seront mis au service de la réussite et de l'épanouissement des élèves, notamment les plus défavorisés.
De même, la scolarisation des enfants handicapés représente un défi majeur pour notre société démocratique. A ce titre, 2 700 postes d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) seront créés dès la rentrée 2007 dans le but de favoriser l'accompagnement individualisé et l'intégration des jeunes handicapés au sein de l'école de leur quartier. 200 unités pédagogiques d'intégration (UPI) supplémentaires, qui sont des classes spécialisées dans l'accueil des handicapés au sein des collèges et des lycées, seront également mises en place.
     
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