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12
Oct09
  Terminal Méthanier

Monsieur Henri GUAINO, Conseiller spécial du Président de la République, apporte un soutien de poids pour la création d'une aire marine protégée au Nord de l'estuaire de la Gironde

 
Monsieur le Député-Maire,
 
J’ai bien reçu la correspondance déjà ancienne par laquelle vous attiriez mon attention sur le projet de terminal méthanier au Verdon sur Mer en Gironde.
 
Comme vous l’indiquez très justement dans votre courrier, l’estuaire de la Gironde constitue un patrimoine naturel tout à fait remarquable et unique en Europe, étant donné la richesse de sa biodiversité. Cet espace préservé et non encore industrialisé, revêt à ce titre une importance fondamentale dans les phénomènes de migration de bon nombre d’espèces protégées. Ce patrimoine écologique exceptionnel est d’ailleurs attesté à l’échelle nationale et européenne par son inscription comme site Natura 2000.
 
En outre, la mise à l’étude d’un parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et sur les Pertuis-Charentais, qui vous sont si chers, a été décidée par arrêté ministériel du 20 juin 2008. Ce projet s’inscrit dans le droit fil des engagements pris par le Président de la République, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement puis du Grenelle de la Mer, en faveur d’une gestion durable et concertée des ressources du littoral. A ce titre, dix parcs marins doivent être créés d’ici 2012.
 
Il est apparu difficile d’imaginer l’insertion d’un terminal méthanier, quelles que soient les précautions prises, dans un lieu d’une telle richesse naturelle mais aussi d’une telle fragilité. Cette appréciation a été traduite par le refus de prolongation de la convention de réservation foncière dont le porteur de projet était bénéficiaire, opposé par la directrice générale du Grand Port Maritime de Bordeaux à ce dernier, au début du mois d’août.
 
Ainsi qu’il l’a exprimé au Havre, le 16 juin dernier, je puis vous réaffirmer que le Président de la République est déterminé à ce que la France se réapproprie pleinement sa vocation maritime et son littoral. Il ne s’agit pas bien entendu de sanctuariser ces espaces, mais de mieux protéger nos ressources naturelles, pour mieux les valoriser de manière la plus durable. Le Chef de l’Etat sait pouvoir compter sur votre soutien sur ce sujet fondamental.
 
Je vous prie de croire, Monsieur le Député-Maire, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
 
 Henri GUAINO




01
Oct09
  Terminal Méthanier

Aires Marines Protégées : renforcement du réseau actuel

Cliquez ICI pour lire la lettre de Chantal JOUANNO aux députés



08
Sept09
  Terminal Méthanier

Contre le terminal méthanier et pour l'aire marine protégée, le Député Didier QUENTIN se félicite du succès de la réunion organisée, samedi 05 septembre à ROYAN par l'association ''Une Pointe pour Tous''

Royan le 07 septembre 2009
 
Le Terminal se meurt, mais il n’est pas encore mort !
 
 
Contre le terminal méthanier et pour l’aire marine protégée, la mobilisation demeure. Je me félicite du succès de la réunion organisée ce samedi 05 septembre à ROYAN par l’association « Une pointe pour tous. » Plus de 500 personnes y ont assisté, tout au long de l’après-midi, dans la Salle de spectacles, pour réaffirmer leur hostilité à ce triple non-sens énergétique, économique, et écologique.
 
J’ai eu l’occasion d’y rappeler qu’avec la décision historique du 04 août de ne pas reconduire la convention de réservation du terrain sur lequel 4Gas souhaite réaliser l’infrastructure, NOUS AVONS REMPORTE UNE BATAILLE DECISIVE, IL NOUS FAUT MAINTENANT GAGNER LA GUERRE…
 
A Alain JUPPE, pour qui j’ai, par ailleurs, une très respectueuse et amicale estime, je me permets de dire que l’on ne peut être un militant du développement durable et soutenir ce projet de terminal…
 
Nous sommes d’accord pour « ne pas manger de cerises en hiver », mais nous ne nous chaufferons pas au méthane du Verdon !
 
Comment réagirait le Maire de BORDEAUX, si l’on projetait d’installer sur la rive droite de la Garonne, juste en face de la place des Quinconces, 3 cuves gigantesques de 50 mètres de haut, avec des torchères ?
 
J’ai enfin lu à l’assistance la lettre très rassurante envoyée, le 03 septembre, par Monsieur Claude GUEANT, Secrétaire Général de l’Elysée et bras droit du Président Nicolas SARKOZY, à la présidente du MEDEF (patronat), Madame Laurence PARISOT. Il y écrit notamment « l’implantation du projet du Verdon à l’embouchure de l’un des estuaires naturels les mieux préservés d’Europe, constitue à l’évidence un facteur défavorable à l’implantation d’une infrastructure de ce type »…
 
Nous devons donc rester optimistes, l’optimisme de la volonté et de la mobilisation, et je suis sûr que nous gagnerons !
 
 
 
        Didier QUENTIN




07
Août09
  Terminal Méthanier

Terminal méthanier : un répit mais ce n'est pas fini

Pour visionner l'interview du député au Journal Télévisé FR3 du lundi 03 août 2009: 
Voir sur notre page d'acceuil, cliquez sur le bouton "Vidéos" et voir le deuxième "onglet" "www-didierquentin-com". 

comme le dit Didier Quentin dans son communiqué, « nous avons gagné une bataille mais pas encore la guerre et il faut continuer le combat »








28
Juil09
  Terminal Méthanier

Projet de terminal méthanier au Verdon (Gironde) : Les Parlementaires de la Charente-Maritime unanimement satisfaits de l'opposition gouvernementale au renouvellement de la convention de réservation de terrains



Les Députés Jean-Claude BEAULIEU, Maxime BONO, Jean-Louis LEONARD, Didier QUENTIN, Catherine QUERE, et les Sénateurs Claude BELOT, Michel DOUBLET, Daniel LAURENT déclarent à l’unanimité leur satisfaction après l’annonce par le Commissaire du Gouvernement au Grand Port Maritime de Bordeaux. Celui-ci a en effet fait part , le 23 juillet 2009 de la décision du Gouvernement de ne pas renouveler la convention de réservation de terrains pour la Société 4Gas.

 

Les parlementaires rappellent le danger d’un tel projet pour l’environnement, dans le dernier estuaire naturel d’Europe, et pour l’économie du tourisme dans le deuxième département touristique de France. Ils y voient une manifestation concrète du Grenelle de l’Environnement : des projets industriels d’une telle ampleur, pouvant être développés en d’autres lieux, n’ont pas leur place dans les zones environnementales particulièrement sensibles.

 





24
Juil09
  Terminal Méthanier

Didier QUENTIN se félicite de la position de l'Etat de ne pas renouveler la convention sur les terrains destinés à accueillir le projet de terminal méthanier au Verdon sur Mer

Le 24 juillet 2009
 
 
Communiqué de presse
 
 
Didier QUENTIN, Député-Maire de Royan, se félicite de la position de l'Etat de ne pas renouveler la convention sur les terrains destinés à accueillir le projet de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer.
 
Le député-maire de Royan se réjouit de la demande faite, ce jeudi 23 juillet, par le Commissaire du Gouvernement au Conseil de Surveillance du Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) de ne pas signer l'avenant à la convention foncière nécessaire au projet de terminal porté par la société néerlandaise 4Gas. « Nous avons remporté une bataille, mais pas encore gagné la guerre et il faut continuer le combat », souligne Didier QUENTIN.
 
C'est dans cet esprit qu'il avait mutiplié ses interventions tous ces derniers mois auprès du Gouvernement, ainsi qu'auprès du Président de la République, lors de son passage à Royan, le 11 juillet dernier.
 
Tout en saluant l'action déterminante de Dominique BUSSEREAU, Didier QUENTIN estime plus que jamais nécessaire la mobilisation de la population, des associations et des élus. A cet égard, il exprime sa satisfaction devant le vote émis à la quasi-unanimité contre ce projet, le jeudi 23 juillet, par la Communauté de Communes de la Pointe du Médoc, présidée par le sénateur Xavier PINTAT.
 
Le député-maire de Royan met en garde contre le risque que la société 4Gas présente de nouveau un dossier, avec une installation plus en retrait du rivage et feignant de tenir compte des contraintes environnementales. Ce serait en fait le même « mauvais paquet » entouré d'un ruban vert!
 
Convaincu que ce projet de terminal constitue un triple non-sens : énergétique, économique, écologique et qu'il est fondamentalement « Grenello incompatible », Didier QUENTIN se montre résolument partisan de la création, dans les meilleurs délais, d'une aire marine protégée au nord de l'estuaire de la Gironde et dans les pertuis charentais, comme il le demande depuis plusieurs années.
 
 
__________




21
Juil09
  Terminal Méthanier

Le Député Didier QUENTIN appelle l'attention de Monsieur le Président de la République sur le projet de terminal méthanier au Verdon sur Mer

Monsieur le Président de la République,

Comme vous m'y avez aimablement invité lors de notre rencontre du samedi 11 juillet, je me permets d'appeler de nouveau votre attention sur le projet de terminal méthanier, présenté par la société néerlandaise 4 Gas, au Verdon-sur-Mer (33 123) sur la rive gauche de la Gironde, juste en face de Royan
 
Depuis plus de deux ans, je ne cesse d'en dénoncer les conséquences environnementales très dommageables pour l'estuaire de la Gironde, ainsi que pour son activité économique et touristique, et pour sa biodiversité. Je propose, au contraire, la création d'une « aire marine protégée » dans cet espace remarquable.
 
Des déclarations officielles rassurantes ont été faites, en particulier par le Ministre d'Etat, Jean-Louis BORLOO, le vendredi 20 juin 2009, lors de l'inauguration des locaux de la Ligue de Protection des Oiseaux à Rochefort-sur-Mer.
 
Néanmoins, je tiens à vous rappeler le point de vue des élus du Pays Royannais qui, en liaison avec le Conseil Général de la Charente-Maritime, présidé par Dominique BUSSEREAU, se sont prononcés à l'unanimité contre ce projet, en accord avec les associations et la population qui s'y opposent massivement. J'ajoute que Dominique BUSSEREAU vient de redire son hostilité à ce projet (Cf. article du journal « Sud-Ouest » du 4 juillet 2009, pièce-jointe n°1).
 
Il importe donc d'en finir le plus rapidement possible avec cette « épée de Damoclès » qui pèse sur notre littoral, d'autant plus que ce projet constitue un triple non-sens énergétique, économique et écologique.
 
-         un non-sens énergétique d'abord, car la France est déjà en situation de surcapacité de stockage de gaz naturel liquéfié avec les installations existantes, dont certaines peuvent être doublées, comme à Montoir-de-Bretagne, et les équipements à venir, comme à Antifer et à Dunkerque.
 
-         un non-sens économique aussi, car les initiateurs de ce projet font miroiter des retombées mirobolantes en termes d'emplois et de recettes fiscales pour les collectivités. Mais elles seraient dérisoires par rapport aux effets très négatifs pour les activités primaires et pour l'économie touristique, comme on a pu le constater dans des localités qui ont accueilli des installations classées SEVESO. Or, le tourisme (l'éco-tourisme) reste le premier gisement d’emplois et la principale source de richesses du pays royannais.
 
-         un non-sens écologique enfin, tant les conséquences seraient négatives pour l'environnement et la biodiversité. Un tel terminal avec ses cuves gigantesques, ses torchères, ses méthaniers géants, provoquerait une pollution visuelle et paysagère majeure devant quelques-uns des sites les plus emblématiques de notre littoral, sans parler d'innombrables nuisances pour les cultures marines.
 
 
                                                                                                                 
Voilà pourquoi je me félicite de l'installation récente à Rochefort-sur-Mer de la mission de préfiguration pour la création d'une « aire marine protégée », au nord de l'estuaire de la Gironde et dans les pertuis charentais, que je préconise avec insistance depuis l'automne 2007.
 
Je me permets néanmoins de faire appel à votre soutien sur ce dossier sensible, en particulier sur la convention de réservation des terrains entre le Grand Port Maritime de Bordeaux et la société 4Gas, qui touche à son terme, et sur laquelle l'Etat doit se prononcer d'ici le 4 août prochain, ainsi que sur les aspects réglementaires relatifs au dossier de demande d'autorisation d'exploiter un terminal qui avait été déclarée non-recevable par le Préfet de la Gironde, le 3 décembre 2008.
 
Avec par avance toute ma gratitude et restant à la disposition de votre Cabinet pour d'éventuels compléments d'information, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l'expression de ma très respectueuse considération.




09
Juil09
  Terminal Méthanier

Le Député Didier QUENTIN interpelle de nouveau le Premier Ministre, François FILLON, sur le projet de terminal méthanier au Verdon et sur la création d'une aire marine protégée au nord de l'estuaire de la Gironde

Monsieur le Premier Ministre,
 
Permettez-moi d'appeler de nouveau votre attention sur le projet de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer (33 123) sur la rive gauche de la Gironde, juste en face de Royan ; projet contre lequel je me bats avec détermination depuis plus de deux ans.
 
Je ne cesse d'en dénoncer les conséquences environnementales dommageables pour l'estuaire de la Gironde, ainsi que pour son activité économique et touristique, et surtout pour sa biodiversité.
 
Des propos officels rassurants ont été, une nouvelle fois, tenus en particulier par le Ministre d'Etat, Jean-Louis BORLOO, le vendredi 20 juin 2009, lors de l'inauguration des locaux de la Ligue de Protection des Oiseaux à Rochefort-sur-Mer.
 
Néanmoins, je tiens à vous rappeler le point de vue des élus du Pays Royannais, en accord avec le Conseil Général de la Charente-Maritime, présidé par Dominique BUSSEREAU, qui s'est prononcé à l'unanimité contre ce projet, et en liaison avec les associations et la population qui s'y opposent massivement. J'ajoute que Dominique BUSSEREAU vient de redire son hostilité à ce projet (Cf. article du journal « Sud-Ouest » du 4 juillet 2009).
 
Il importe donc d'en finir le plus rapidement possible avec cette « épée de Damoclès » qui pèse sur notre littoral, d'autant plus que ce projet constitue un triple non-sens économique, énergétique et écologique.
 
-         un non-sens énergétique d'abord, car la France est déjà en situation de surcapacité de stockage de gaz naturel liquéfié avec les installations existantes, dont certaines peuvent être doublées, comme à Montoir-de-Bretagne.
 
-         un non-sens économique aussi, car les initiateurs de ce projet font miroiter des retombées mirobolantes en terme de recettes fiscales pour les collectivités et de création d'emplois. Mais elles seraient dérisoires par rapport aux effets très négatifs pour les activités primaires et pour l'économie touristique, comme on a pu le constater dans des localités qui ont accueilli des installations classées SEVESO. Or, le tourisme (l'éco-tourisme) reste le premier gisement d’emplois et la principale source de richesses du pays royannais.
 
-         un non-sens écologique enfin, tant les conséquences seraient négatives pour l'environnement et la biodiversité. Un tel équipement provoquerait une pollution visuelle et paysagère devant quelques-uns des sites les plus emblématiques de notre littoral, sans parler d'innombrables nuisances pour les cultures marines.
  
Voilà pourquoi, je me félicite de l'installation à Rochefort-sur-Mer de la mission de préfiguration pour la création d'une « aire marine protégée », au nord de l'estuaire de la Gironde et dans les pertuis charentais, que je préconise avec insistance depuis l'automne 2007.
 
Enfin, comme vous le verrez dans la lettre ci-jointe de l'association « Une Pointe pour Tous », beaucoup s'inquiètent des conséquences très dommageables d'un tel projet pour l'attractivité et l'économie de notre littoral.
 
Je me permets donc de compter sur votre vigilance au sujet de ce dossier sensible, en particulier sur la convention de réservation des terrains entre le Port Autonome de Bordeaux – désormais Grand Port Maritime - et la société 4Gas, qui touche à son terme, et sur laquelle l'Etat doit se prononcer d'ici le 4 août prochain, ainsi que sur les aspects réglementaires relatifs au dossier de demande d'autorisation d'exploiter un terminal qui avait été déclarée non-recevable en l'état par le Préfet de la Gironde, le 3 décembre 2008.
 
Avec par avance toute ma gratitude pour votre esprit de coopération et restant à la disposition de votre Cabinet pour d'éventuels compléments d'information, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, cher François, à l'expression de ma très haute considération.




03
Juil09
  Terminal Méthanier

Aire Marine protégée : question orale sans débat du député Didier QUENTIN au Gouvernement et la réponse de Madame Valérie LETARD, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

Le 30 juin 2009
 
 
Question Orale sans Débat
du député Didier QUENTIN
à propos de la création d'une aire marine protégée
dans le nord de l'estuaire de la Gironde
 
 
Madame la Ministre,
 
Pour la cinquième fois dans cet hémicycle, mais pour la première fois auprès de vous, Madame la Ministre, je viens me faire l'écho de l’opposition déterminée de la quasi-unanimité des élus, des populations et des associations de la Charente-Maritime au projet de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer, juste en face de Royan, à l'embouchure de la Gironde, dernier grand estuaire naturel d'Europe.
*
*          *
Je souhaite vous redire de la manière la plus nette que ce projet constitue un triple non-sens : énergétique, économique et écologique, et qu'il importe d'en finir le plus rapidement possible, tellement il est nuisible pour notre littoral et anxiogène pour les populations qui appellent de leur voeux, dans les meilleurs délais, la création d'une aire marine protégée.
 
- C'est un non-sens énergétique d'abord, car la France est déjà en situation de surcapacité de stockage de gaz naturel, d'autant plus que d'autres projets d'implantation ne posent pas les mêmes problèmes.
 
- C'est aussi un non-sens économique, car les initiateurs de ce projet font miroiter des retombées mirobolantes, en termes de recettes fiscales pour les collectivités et de création d'emplois ; mais celles-ci seraient dérisoires par rapport aux effets très négatifs pour les activités primaires et pour l'économie touristique, comme on a pu le constater dans des localités où se sont implantées des installations classées SEVESO.
 
- un non-sens écologique enfin, tellement les conséquences seraient dommageables pour l'environnement et la biodiversité exceptionnelle de cet estuaire, tant faunistique que floristique. Cela a d'ailleurs été réaffirmé, lors des deux réunions régionales du « Grenelle de la Mer », qui se sont tenues le 15 juin dernier à Artigues, pour l'Aquitaine, et le 20 juin au Forum des Pertuis, à La Rochelle, pour le Poitou-Charentes.
 
Par ailleurs, ce projet pourrait être gravement préjudiciable au maintien d'activités primaires. Ces méthaniers de 15 mètres de tirant d'eau, raclant le fond du chenal d'accès, feraient remonter des métaux lourds dommageables à la pêche et à la conchyliculture, notamment pour ce qui est de la collecte du naissain d'huîtres.
*
*          *
Ainsi, l'estuaire de la Gironde est non seulement un lieu d'intérêt environnemental capital pour la France, mais aussi pour l'Europe. Il fait partie de ces territoires à ménager, plutôt qu'à aménager, ou alors un aménagement éco-responsable.
 
Dans cet esprit, les Préfets de la Gironde et de la Charente-Maritime viennent de lancer, le 25 juin dernier à Blaye, les premières consultations pour la création d'une « Aire Marine Protégée » dans l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais.
 
Il est patent que la vocation de l'estuaire de la Gironde, plus grand et dernier estuaire naturel d'Europe, doit être liée au développement d'une économie et d'un tourisme durable.
*
*          *
 
C'est pourquoi, Madame la Ministre, je vous serais reconnaissant de m'indiquer dans quel délai le Gouvernement envisage, au-delà des précautions juridiques, de mettre un terme à ce projet de terminal méthanier. En effet, le Grand Port Maritime de Bordeaux laisse entrevoir la mobilisation de financements en vue de l'appontement de méthaniers, ainsi que le creusement d'un nouveau chenal d'accès au port du Verdon. Notre économie littorale ne pourra longtemps supporter une telle « épée de Damoclès », dans un contexte déjà délicat.
 
Je vous serais également obligé de m'apporter des précisions sur les décisions que l'Etat entend prendre, d'une part, sur le renouvellement, avant le 4 août 2009, de la convention de réservation des terrains entre le Grand Port Maritime de Bordeaux et la société néerlandaise 4Gas, d'autre part sur la signature, avec cette société, d'une éventuelle convention de réservation portant sur un terrain voisin.
 
Enfin, je me permets d'appeler votre attention sur la composition du Conseil scientifique de l'estuaire de la Gironde qui comporte seulement 3 représentants picto-charentais sur 20 membres. Je vous serais reconnaissant de m'indiquer si vous envisagez d'élargir la représentation de ce Conseil, car les deux rives devraient être équitablement représentées.
Réponse de Madame Valérie LETARD, Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Monsieur le député, en matière énergétique, le Grenelle de l’environnement fixe comme priorités les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, et, plus généralement, le développement des énergies décarbonées. Ce sont les deux axes majeurs de la transition énergétique dans laquelle nous engageons notre pays.
Pour autant, notre pays a besoin de gaz naturel liquéfié pour diversifier nos approvisionnements en gaz et, en particulier, réduire notre exposition aux risques liés au transport par gazoduc, et pour accompagner la décroissance du charbon puisque la moitié des centrales à charbon seront fermées d’ici à 2015.
Vous le savez, plusieurs projets existent. Le Gouvernement soutient ceux d’entre eux qui se situent dans des zones a priori favorables d’un point de vue environnemental, comme à Dunkerque ou à Montoir-de-Bretagne, car la qualité environnementale du projet est bien l’élément déterminant et prioritaire.
En l’espèce, le projet de terminal méthanier du Verdon relève du régime des installations classées et de la directive Seveso, seuil haut. De ce fait, le dossier est soumis à une procédure d’autorisation très stricte, avec étude d’impact et étude de danger, enquête publique, tierce expertise et exigence de garantie financière.
Une telle procédure a pour objectif d’organiser un débat contradictoire et de mettre en évidence, de manière précise, les avantages et inconvénients du projet, ainsi que les mesures prises pour en apprécier et en corriger les impacts et les dangers potentiels.
C’est cette procédure environnementale qui est importante, et non les questions de domanialité, qui regardent au premier chef le port.
Le Gouvernement porte une ambition environnementale pour l’estuaire de la Gironde. C’est pourquoi notre ministère a décidé la mise à l’étude d’un projet de parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde ainsi que sur les pertuis charentais. Ce projet s’inscrit dans le cadre des engagements du Grenelle de l’environnement en faveur d’une gestion durable et concertée des ressources du littoral et de la mise en place de dix parcs naturels marins d’ici à 2012.
Bien évidemment, le projet de terminal méthanier devra être examiné à la lumière de la mise en place de ce parc naturel, ainsi que, bien sûr, pour un site Seveso, des enjeux de sécurité au regard des populations environnantes. Nous serons très attentifs à ces aspects.
Je précise que, depuis la décision d’irrecevabilité du dossier prise en décembre 2008 par le préfet, l’entreprise n’a pas déposé de dossier complémentaire, et la procédure est donc à ce stade arrêtée.
Enfin, pour répondre à votre dernière question, il ressort que le conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde a été arrêté le 5 mars dernier en application de la loi de juillet 2008 et du décret de janvier 2009. Ces deux textes laissent une marge d’appréciation quant à sa composition.
Le préfet de Gironde a ainsi constitué une commission de haut niveau universitaire, représentative des différentes disciplines concernées et ouverte aux experts et associations de protection de l’environnement. La composition et le fonctionnement de ce conseil feront bien entendu l’objet d’une évaluation régulière afin de déterminer l’opportunité de son élargissement.
Réplique de Didier QUENTIN
 
Madame la Ministre,
 
Je vous remercie de vos propos rassurants et de ceux qu'avaient été tenus par Madame JOUANNO, lors d'un entretien, le lundi 8 juin, sur France Inter, ainsi que lors de la visite du Ministre d'Etat, Jean-Louis BORLOO, le 20 juin dernier, à Rochefort-sur-Mer, pour l'inauguration des nouveaux locaux de la Ligue de Protection des Oiseaux.
 
J'insiste sur l'urgence d'un coup d'arrêt à ce projet ; je répète qu'un tel terminal méthanier serait « Grenello » incompatible et contraire aux orientations que nous prenons dans le Grenelle de la Mer.
 
Au contraire, avec le parc naturel marin de la Gironde et des pertuis charentais que nous appelons de vos voeux, dans les meilleurs délais, nous pourrons concilier croissance bleue et croissance verte.
 
__________




03
Avr09
  Terminal Méthanier

Terminal Méthanier : intervention de Didier QUENTIN auprès de la Commission des pétitions du Parlement européen

 

Intervention de Didier QUENTIN, Député-Maire de Royan
Vice-Président de la Commission des Affaires européennes
de l'Assemblée Nationale
devant la Commission des Pétitions du Parlement européen
à propos du projet de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer
le mardi 31 mars 2009 à Bruxelles
 
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les parlementaires européens,
Monsieur le représentant de la Commission européenne,
Mesdames, Messieurs, chers amis,
 
Tout d'abord, comme député français, maire de Royan, je voudrais vous remercier chaleureusement, Monsieur le Président, ainsi que les membres de votre Commission, de m'accueillir parmi vous. Avec cet exercice démocratique, nous contribuons - me semble t-il - avant l'heure à renforcer les liens de coopération entre le Parlement européen et les Parlements nationaux, et à rapprocher ainsi les citoyens des institutions européennes. Je tiens à vous en exprimer toute ma gratitude.
 
Après les arguments pertinents développés par les associations de défense de l'estuaire de la Gironde, et en particulier par Monsieur Alain DURAND-LASSERVE du collectif « Une pointe pour tous », je voudrais, à mon tour, vous dire les raisons de l’opposition de la quasi-unanimité des populations et des élus de la CHARENTE-MARITIME à ce projet de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer, à l'embouchure de la Gironde, dernier grand estuaire naturel d'Europe.
*
 
*                      *
Je tiens surtout, chers collègues, à vous faire partager notre conviction que ce projet constitue un triple non-sens : énergétique, économique et écologique, et qu'il importe d'en finir le plus rapidement possible, tellement il est anxiogène pour les populations et nuisible pour notre littoral.
 
- C'est un non-sens énergétique d'abord, car la France est déjà en situation de surcapacité de stockage de gaz naturel liquéfié avec les installations existantes. Je cite le Président des Ports de France, Michel QUIMBERT, qui a récemment déclaré « qu'avec l'augmentation des capacités de Montoir-de-Bretagne et des deux implantations prévues à Fos-sur-Mer, en 2009 et 2012, nous aurons 4 fois la capacité nécessaire à l'indépendance énergétique de la France, et pour longtemps. » Il a également ajouté « qu'il n'y a pas d'impératif à implanter un terminal méthanier au Verdon. C'est un projet spéculatif !».
                                                                                                                                                   3
 
 
J'ajoute qu'il y a d'autres projets d'implantation qui ne posent pas les mêmes problèmes, notamment à Antifer, près du Havre, et à Dunkerque.
 
On peut aussi légitimement s'interroger sur un quelconque intérêt communautaire d'une telle installation, alors que l'Espagne semble avoir ses propres capacités de stockage, en périphérie du port de Bilbao, et ailleurs.
 
- C'est aussi un non-sens économique, car les initiateurs de ce projet font miroiter des retombées mirobolantes, en termes de recettes fiscales pour les collectivités et de création d'emplois. Celles-ci seraient dérisoires par rapport aux effets très négatifs pour les activités primaires et pour l'économie touristique, comme on a pu le constater dans des localités qui ont accueilli des installations classées SEVESO.
 
Si un tel projet voyait le jour, ce sont, selon les estimations de baisse de fréquentation touristique, entre 400 et 1000 emplois directs qui pourraient être détruits, sur les deux rives de la GIRONDE, sans compter les emplois induits. Il en résulterait également une chute considérable du chiffre d'affaires estimée, en fonction des scénarii, entre 30 et 90 millions d'euros, sachant qu'aujourd'hui l'activité touristique génère près de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires pour Royan et ses alentours. Le tourisme demeure, en effet, le premier gisement d’emplois et la principale source de richesses du pays royannais, avec plus de 20% des estivants qui viennent de l'Union européenne.
 
- un non-sens écologique enfin, tant les conséquences seraient dommageables pour l'environnement et la biodiversité particulièrement riche de cet estuaire, pour ce qui est de la faune comme de la flore. Un tel équipement provoquerait une pollution visuelle et paysagère majeure devant quelques-uns des sites les plus emblématiques de notre littoral. S’y ajouteraient les risques liés à la navigation, puisque les méthaniers de la nouvelle génération, de plus de 300 mètres de long et de plus de 15 mètres de tirant d’eau, devraient prendre le chenal d'accès à l'estuaire, qui est lui aussi de seulement 15 mètres de profondeur. Ces bateaux gigantesques passeraient à quelques encablures du Club Méditerranée de La Palmyre ou des plages de nos stations balnéaires. Par ailleurs, ce projet pourrait être préjudiciable au maintien d'activités primaires, car ces méthaniers feraient remonter des métaux lourds dommageables à la pêche et à la conchyliculture, avec notamment la collecte de naissains pour les bassins ostréicoles d'Arcachon et de Marennes-Oléron.
*
 
*                 *
L'estuaire de la Gironde est non seulement un lieu d'intérêt environnemental capital pour la France, mais aussi pour l'Europe. Il fait partie de ces territoires à ménager, plutôt qu'à aménager, ou alors un aménagement éco-responsable.
 
                                                                                                                          3
A cet égard, nous sommes convaincus qu'il y a d'autres possibilités de développement pour le Port Autonome de Bordeaux, beaucoup moins perturbantes pour l'environnement.
 
Dans cet esprit, je me suis félicité que le Gouvernement français ait donné, le 20 juin 2008, une réponse favorable à ma demande de création d'une « aire marine protégée », au nord de l'estuaire de la Gironde et dans les pertuis charentais.
 
Une mission de préfiguration vient, à cette fin, de s'installer dans des locaux de la Corderie Royale de Rochefort-sur-Mer qui accueille déjà la Ligue de Protection des Oiseaux et le Conservatoire du Littoral, établissement public de l'Etat chargé de la protection du rivage, que j'ai eu l'honneur de présider de 2002 à 2008.
 
À l'heure où le Gouvernement français vient de lancer, dans le prolongement du « Grenelle de l'Environnement », un vaste plan sur les énergies renouvelables conformément au paquet européen « énergie-climat », la vocation de l'estuaire de la Gironde, plus grand et dernier estuaire naturel d'Europe – je le répète -, devrait être liée au développement d'une économie et d'un tourisme durable.
 
Enfin, au regard des directives oiseaux et habitats, ainsi que de la mise en œuvre du réseau Natura 2000 en mer, conformément aux souhaits de la Commission européenne, on est en droit de se poser la question de la pertinence d'un tel équipement, au coeur d'un site remarquable et à l'éco-système fragile.
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Mesdames, Messieurs les Parlementaires européens, mes chers collègues,
Mesdames, Messieurs, chers amis,
 
Notre économie locale ne pourra longtemps supporter cette « épée de Damoclès » dans un contexte délicat. Les premiers effets négatifs se font déjà sentir, notamment pour l'activité touristique et immobilière.
 
Il y a là un enjeu qui dépasse de beaucoup une partie du littoral atlantique français et qui a une vraie dimension européenne.
 
C'est pourquoi je me permets de compter sur votre mobilisation pour nous aider dans notre combat contre ce funeste projet. Je serais heureux d'accueillir à Royan, Monsieur le Président, une délégation de votre Commission, pour que vous puissiez vous forger sur place votre propre opinion. Comme l'a très bien dit notre collègue ONESTA, nous sommes - ce qui n'est pas si fréquent - devant une responsabilité historique : préserver pour les générations à venir un espace naturel exceptionnel. Alors, ne laissons pas commettre un massacre écologique!
Je vous remercie de votre attention.

 





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