images/Didier-Quentin-Actualites.jpg

 

La France doit porter la voix des chrétiens d'Orient
À l'initiative de Dominique SOUCHET député de la Vendée, une centaine de députés et sénateurs, dont Didier QUENTIN, demandent dans une tribune que la France prenne l’initiative d’un projet de résolution de l’ONU sur le droit des minorités religieuses.
Le cri d'alarme des chrétiens d'Orient n'a jamais été aussi fort. Les persécutions et les attentats dont ils sont victimes les poussent plus que jamais à l’exode. Le risque de disparition des communautés chrétiennes du Moyen Orient est donc réel. 
Nous ne pouvons rester inertes ni indifférents devant une telle perspective. Nous devons agir, à la fois à très court terme et pour assurer dans la durée la sécurité des chrétiens d’Orient.
A l'approche des fêtes de Noël, le risque de voir les chrétiens d'Orient devenir la cible d'attaques terroristes est élevé. En s’en prenant à des symboles, le terroriste sait qu’il assure à son acte la diffusion médiatique maximum. Cela s'est tristement vérifié lors de la fête de la Toussaint qui a vu la cathédrale de Bagdad être la cible d'une attaque sanglante qui a fait 58 morts et 67 blessés, parmi lesquels de nombreux enfants.
Pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise, nous demandons au ministre des Affaires étrangères d’intervenir auprès des autorités des pays du Moyen Orient concernés, pour leur demander de prendre des mesures de sécurité toutes particulières autour des lieux fréquentés par les chrétiens pendant la période de Noël, afin que ce jour de fête ne devienne pas un nouveau jour de deuil.

Nous rappelons qu'il est dans la tradition diplomatique de la France de porter la voix des chrétiens d'Orient. La France, en raison de sa politique étrangère équilibrée, dispose d'une grande crédibilité dans cette région du monde et elle peut jouer un rôle majeur en faveur de la protection des minorités chrétiennes d'Orient. Elle peut et doit peser de toute son influence pour demander aux pays concernés d'être les garants du libre exercice du culte sur leur territoire et les protecteurs, face au sectarisme fanatique, des minorités religieuses menacées de disparition. En Irak, elle doit user vis-à-vis des autorités de la capacité d’influence que lui confère l’aide apportée à la formation des forces de sécurité.
Depuis 2007, la France a accueilli 1.300 chrétiens qui ont fui l'Irak. Cet accueil est nécessaire et il honore notre pays. Mais il est sans effet sur le processus d'épuration qui vise aujourd'hui les chrétiens d'Orient. Si rien n'est fait pour garantir sur place leur sécurité, leur exode risque de s'accélérer de manière dramatique.
Nous savons que le contexte politique et culturel de la région rend difficiles des solutions immédiates. Mais nous demandons au gouvernement, au-delà des mesures d'urgence que nous préconisons, d'agir avec détermination et fermeté auprès des instances internationales pour faire de la protection des minorités religieuses une priorité. 
La France doit user de son influence pour que les pays dont la législation est inspirée de la charia reconnaissent le droit de chaque personne humaine à exercer sa liberté de conscience. Notre pays, qui s'est toujours donné pour mission la défense des droits fondamentaux, ne peut plus rester sourd devant les intimidations, les conversions forcées, les appels au meurtre, les enlèvements et les attentats qui rythment chaque jour la vie des chrétiens dans un nombre croissant de pays. 
Il est important, enfin, que notre pays, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, prenne l’initiative d’un projet de résolution qui aille au-delà de la déclaration un peu pâle qui a été adoptée après l’attentat de la Toussaint à Bagdad, même s’il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Il est essentiel que le Conseil de sécurité réaffirme solennellement le droit de toutes les minorités à pratiquer librement et en sécurité leur religion. Les chrétiens d’Orient doivent se voir reconnaître le droit de vivre en paix sur la terre où ils sont présents depuis les premiers siècles. Ils ne doivent plus être forcés de choisir entre la conversion, la mort ou l’exil. 
Dans une région aussi sensible que le Proche et le Moyen Orient, personne n'a intérêt à voir disparaître les minorités religieuses, car elles sont des éléments irremplaçables d’équilibre social et des vecteurs de paix permanents. Œuvrer pour le maintien de leur présence, c’est œuvrer pour la paix. Notre diplomatie doit donc s’engager résolument en faveur de ce combat pour la liberté de conscience. En agissant ainsi, elle œuvrera efficacement en faveur de la paix dans tout le Moyen-Orient. A l'inverse, l'absence de réaction diplomatique suffisamment forte de la part de la France, serait immanquablement interprétée comme un encouragement au départ par des communautés qui sont aujourd'hui menacées d'élimination.
Monsieur le Ministre,
 
 
Permettez-moi d’appeler votre attention sur le désarroi de plusieurs de nos compatriotes qui souhaitent adopter des enfants en Haïti.
 
Comme vous le savez bien, la situation que connaît Haïti, suite au séisme qui a violemment frappé le pays et en particulier sa capitale Port-au-Prince, le 12 janvier dernier, est d’une extrême gravité.
 
A cet égard, je tiens à rendre hommage aux équipes de la cellule d'urgence du Département qui se sont mobilisées pour faire face à une situation tout à fait exceptionnelle, ainsi qu'aux personnels de notre poste diplomatique pour leur disponibilité dans des circonstances particulèrement difficiles.
 
Néanmoins, beaucoup de parents adoptants ont des craintes pour l’état de santé de leurs futurs enfants, au regard de la situation chaotique d'Haïti. Ils estiment que la survie de ces enfants orphelins, souvent livrés à eux-mêmes, est fortement menacée.
 
Ces parents souhaitent donc que les procédures d’adoption soient accélérées, en accord avec les autorités haïtiennes, compte tenu de l’urgence de la situation, d'autant plus que la période de la mousson arrive et qu'elle s'accompagne de pluies très violentes, et bien souvent d'ouragans.
 
Aussi vous serais-je très reconnaissant de faire procéder, dans toute la mesure du possible, à un examen bienveillant et diligent de leur requête.
 
Avec par avance toute ma gratitude pour votre esprit de coopération, et restant à la disposition de votre Cabinet pour d’éventuels compléments d’information, je vous prie de croire, Cher Monsieur le Ministre, à l’expression de ma considération distinguée.
 
 
 
                                               Didier QUENTIN
                                               (portable 06 11 30 19 20)