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Beaucoup d'entre vous ont appelé mon attention sur l'examen par l'Assemblée Nationale, le 19 novembre prochain, de la proposition de loi déposée par le groupe socialiste radical et citoyen, relative au droit de finir sa vie dans la dignité.
 
Comme vous le savez, ce texte relance le débat sur l'euthanasie dans notre pays. Il s'agit là d'une question essentielle pour chacune et chacun d'entre nous et qui doit être abordée en pleine conscience.
 
Je connais bien les arguments de ceux qui sont en faveur d'un légalisation de l'euthanasie, à savoir mettre fin à une certaine forme d'acharnement thérapeutique. A l'inverse, ceux qui se prononcent pour une interdiction absolue d'une telle initiative dénoncent les risques de dérives constatées dans certains États européens, avec la tentation de mettre un terme à la vie des personnes les plus fragiles, comme les personnes âgées et les personnes dépressives et ou démentes.
 
C'est la raison pour laquelle une solution de compromis a été recherchée par le développement des soins palliatifs permettant de répondre à de nombreuses situations, y compris les plus douloureuses, et aux souffrances extrêmes des grands malades. Tel est le sens de la loi du 22 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie.
 
Dans cet esprit, le Président de la République a annoncé, en juin 2008, la mise en oeuvre d'un grand plan national en faveur des soins palliatifs. Il apparaît donc indispensable de renforcer la formation des personnels soignants et d'améliorer l'accès à de tels soins dans notre pays.
 
Il s'agit là d'un texte d'équilibre entre le droit à la dignité et le refus de tout acharnement thérapeutique.
 
Voilà les éléments d'information que je voulais porter à votre connaissance.
 
 
      Didier QUENTIN  (portable : 06 11 30 19 20)