images/Didier-Quentin-Actualites.jpg
Le 10 septembre 2010
 
 
                                                                                              Monsieur Hubert FALCO
                                                                                              Secrétaire d'Etat à la Défense
                                                                                              chargé des anciens combattants
                                                                                              37, rue de Bellechasse
                                                                                              75700 PARIS
 
 
 
Monsieur le Ministre,
 
Permettez-moi d'appeler votre attention sur le souhait de l'Association des Pupilles de la Nation de Charente-Maritime de voir réécrit le décret du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d'actes de barbarie durant la Seconde Guerre mondiale.
 
Comme vous le savez bien, ce texte étend aux orphelins des déportés résistants et politiques morts en déportation et des personnes arrêtées et exécutées, tels les fusillés, dans les conditions définies aux articles L. 274 et L. 290 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, le bénéfice de l'indemnisation prévue par le décret du 13 juillet 2000, instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites.

 
Or, certains orphelins considèrent ces décrets comme injustes et discriminatoires. Ils demandent donc l'élaboration d'un décret unique remplaçant ceux de 2000 et 2004, en instituant une mesure de réparation et de reconnaissance pour tous les orphelins et orphelines de guerre de tous les conflits, dont le père ou la mère sont « Morts pour la France », pour faits de guerre.
 
C'est pourquoi je vous serais très reconnaissant de faire procéder à un examen bienveillant et diligent de cette requête.
 
Avec par avance toute ma gratitude pour votre esprit de coopération et restant à la disposition de votre Cabinet pour d'éventuels compléments d'information, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, cher Hubert, à l'expression de ma considération distinguée.
 
 
 
 
 
 
                                                                                  Didier QUENTIN
                                                                                  (portable 06 11 30 19 20)
Le 16 novembre 2009
 
 
 
 
 
 
Question écrite
 
 
 
            Didier QUENTIN appelle l'attention de Monsieur le Secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens Combattants, sur la situation des pupilles de la Nation, orphelins de guerre.
 
            En effet, le dispositif en vigueur ne concerne que les orphelins de guerre dont les parents ont été victimes d'actes de barbaries pendant la seconde guerre mondiale.
 
            Nombre d'entre eux souhaitent que le dispositif d'indemnisation soit élargi à tous les orphelins victimes de guerre, au nom des valeurs d'égalité et de fraternité.
           
            C'est pourquoi il demande à Monsieur le Secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens Combattants, de lui préciser les mesures qu'il entend prendre en faveur des pupilles de la  Nation, orphelins de guerre.
 
 
 
                                                                                 
                                                                                  Didier QUENTIN

Note de Didier QUENTIN à l'attention du monde combattant de la 5 ème circonscription

         
 
 
            Monsieur,
 
Beaucoup d'entre vous ont appelé mon attention sur le budget des Anciens combattants pour l’année 2010.
 
Ce budget témoigne, cette année encore, de l’intérêt que porte le Gouvernement à l’égard du monde combattant. Dans un contexte budgétaire contraint, le budget 2010 de la mission représente un volume de crédits de plus de 3,4 milliards d’euros, dont plus de 90% sont destinés aux bénéficiaires des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.
 
Le projet de loi de Finances 2010 se traduit, d’ores et déjà, par des avancées importantes pour le monde combattant.
 
Il prend en compte une nouvelle augmentation de deux points de l’indice de référence de la retraite du combattant. Celui-ci passera cette année de 41 à 43 points, poursuivant ainsi l’objectif d’atteindre, conformément à l’engagement du Président de la République, les 48 points fin 2012. Comme l’a rappelé fort justement mon collègue, Georges COLOMBIER, Député de l'Isère et porte-parole du groupe UMP, cette revalorisation a été « enclenchée en 2006 après une longue période de stagnation commencée en 1978 ».
 
Ce budget 2010 contribue également à la consolidation des crédits affectés aux soins médicaux gratuits et à l’appareillage (80 millions d’euros). Il permet aussi de « sanctuariser » les crédits consacrés au financement du dispositif d’allocation différentielle versée aux conjoints survivants de ressortissants de l’ONAC et victimes de guerre. Cette allocation, dont de nombreux députés du groupe UMP et moi-même avons souligné qu’elle n’était pas suffisante, sera revalorisée au 1er janvier 2010 et passera de 750 € à 800 €. Le Secrétaire d’Etat, à la demande de plusieurs députés dont je fais partie, s’est engagé à trouver entre 800 000 et 1 millions d’euros, afin d’atteindre pour cette allocation les 817 € qui constitue le seuil de pauvreté européen.
 
S'agissant de l’Office National des Anciens Combattants (ONAC), il devra progressivement mettre en place « un service unique d’accueil », au niveau départemental. Ainsi à l’horizon 2011, les anciens combattants disposeront sur l’ensemble du territoire national d'un interlocuteur unique à même de les accompagner et de les conseiller sur l’ensemble de leurs droits. L’année 2010 correspond à la première phase de cette mise en œuvre.
 
Voilà les éléments d'information que je tiens à porter à votre connaissance.
 
Restant à votre disposition, je vous prie de croire, cher Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
 
 
 
 
                                                                                                                        Didier QUENTIN
                                                                                                                  (portable 06 11 30 19 20)
 
La loi de programmation militaire 2009-2014 reprend les principales dispositions du Livre Blanc sur la Défense et la sécurité nationale remis au Président de la République en juillet 2008 et qui définit une nouvelle politique de sécurité et de défense.
 
Les principales dispositions du Livre Blanc reprises dans le projet de loi de programmation militaire visent en priorité à assurer la sécurité des Français, face à la multiplication des menaces intérieures (catastrophes naturelles, terrorisme) et extérieures (piraterie, prise d’otage) auxquelles notre pays peut être exposé. En outre, la France est l’une des principales puissances mondiales, ce qui lui confère le devoir d’honorer ses engagements internationaux, aux côtés de ses partenaires, notamment en matière d’opérations de maintien de la paix dans des zones de conflits. Il s’agit également d’assurer la protection de nos intérêts à travers le monde en garantissant nos approvisionnements énergétiques, et en protégeant nos intérêts industriels et économiques.
 
La France doit renforcer sa présence dans les institutions internationales. Il s’agit pour notre pays de maintenir sa position de puissance face aux nouveaux pays émergeants comme la Chine ou l’Inde, afin de continuer à défendre nos valeurs européennes.
 
Vous affirmez que la loi prévoit « de nouvelles bombes atomiques, sous-marins et avions d’attaque ». Je me permets de vous signaler qu’il s’agit de remplacer des appareils devenant obsolètes, afin que nos soldats engagés dans des opérations extérieures de maintien de la paix puissent mener leur mission dans les meilleures conditions de sécurité et assurer la protection des populations se trouvant dans des zones de conflits.
 
Par ailleurs, le Président de la République a souhaité engager la France dans un processus international de réduction des armements. La loi de programmation militaire ne prévoit en aucun cas l’augmentation de notre arsenal nucléaire. A l’inverse, il est prévu une limitation du nombre de têtes nucléaires.
 
Nos armées doivent être réformées, afin d’assurer pleinement leur rôle. La loi de programmation militaire pour la période 2009-2014 prévoit, à cet effet, une réorganisation des armées, afin de rendre les opérations militaires plus performantes et plus efficaces sur le terrain, dans le cadre d’opérations extérieures, mais également lorsqu’elles sont amenées à intervenir sur le territoire français.
 
Enfin, j'ajoute que l’ensemble des dispositions de la loi de programmation militaire ont pour objectif d’assurer la protection de la population et l’intégrité du territoire, ainsi que maintenir la paix dans le respect du droit international et des Droits de l’homme auxquels la France est particulièrement attachée.
 
                                                                                                                  Didier QUENTIN
                                                                                                                  (portable 06 11 30 19 20)