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Le 29 octobre 2013

Merci Messieurs les Présidents,
Monsieur le Ministre,
A partir du 1er janvier 2014, Mayotte aura accès aux fonds structurels européens, en acquérant le statut de Région Ultra-Périphérique (RUP) de l’Union européenne, que possèdent déjà la Martinique, la Guadeloupe la Guyane et La Réunion.
Les élus mahorais se verront alloués une enveloppe de 224 millions d’euros qu’ils souhaitent consacrer, pour l’essentiel, à l’assainissement et à l’accès à l’eau potable pour satisfaire les besoins des 21% de la population qui en sont privés.
D’autres projets sont, à ce stade, fléchés comme, par exemple, l’implantation d’un hôpital en Petite-Terre ou encore l’allongement de la piste de l’aéroport de Pamandzi.
Mais, je constate que peu de choses sont programmées en matière d’emplois et de formation, alors que 2 000 jeunes mahorais arrivent chaque année  sur le marché de l’emploi.
Aussi, Monsieur le Ministre, alors que vous revenez de Mayotte, je vous serais reconnaissant de nous indiquer comment l’Etat entend accompagner les élus et la population, pour à la fois réussir cette phase de transition et pour assurer le « décollage » économique de Mayotte.
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Par ailleurs, toujours dans l’Océan Indien, je souhaite aborder la question de l’île de TROMELIN, un  peu dans le même esprit que celle de René DOSIERE sur Saint-Pierre-et-Miquelon.
Comme vous le savez, des négociations ont été conduites depuis plus vingt ans avec les autorités mauriciennes sur cet îlot inhabité, ou alors qu’épisodiquement…
Or, la Zone Economique Exclusive (ZEE), qui serait placée sous une cogestion franco-mauricienne, représenterait 280 000 km², soit quasiment l’équivalent de la superficie de la ZEE de la métropole.
En outre, au regard des risques géopolitiques actuels, en particulier le long du canal du Mozambique, il ressort que le quart du trafic mondial du transport maritime croise désormais dans la ZEE de l’île de TROMELIN, contournant Madagascar par l’Est. J’ajoute aussi que l’Ile de TROMELIN recèle d’innombrables richesses minérales et d’éventuels gisements de pétrole « off-shore », ainsi que 26 espèces de coraux et des eaux très poissonneuses.
C’est pourquoi je vous demande, Monsieur le Ministre, de nous préciser la position qu’entend prendre et défendre le Gouvernement sur ce sujet majeur, pour notre souveraineté en mer, dont chacun ici  - je n’en doute pas - est convaincu de l’intérêt stratégique, tant d’un point de vue énergétique qu’en terme de biodiversité.
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